Quelles sont les causes principales du surendettement en France ? Avec quelles évolutions ? Quelles procédures peuvent être mis en place ?
C’est à ces questions que répond la très sérieuse enquête réalisée sur ce sujet en 2007 par la vénérable institution qu’est la Banque de France.
Les commissions de surendettement de la Banque de France ont à examiner un nombre croissant de dossiers chaque année. En 2007, 20% d’entre eux ont fait l’objet d’une Procédure de Rétablissement Personnel (PRP) applicable aux débiteurs ne présentant « aucune perspective vraisemblable d’amélioration ».
Les grandes tendances
Entre 2004 et 2007, l’orientation prévue par la loi en cas de surendettement vers une PRP a ainsi concerné 102 470 dossiers. Cela donne une idée de l’ampleur du phénomène. Par ailleurs, le rapport pointe une « nouvelle dégradation des capacités de remboursement » des ménages. Chiffre à peu près stable celui-là, par rapport aux études précédentes : le montant du « reste à vivre » déterminé pour la subsistance du débiteur et de son foyer, se situe dans la grande majorité des cas entre 800 et 1500 euros.
Qui sont les personnes concernées ?
D’après l’enquête de la Banque de France – troisième du genre après celles de 2001 et de 2004 – trois sur quatre de ceux qui ont été touchés en 2007 par le surendettement sont des surendettés dit « passifs ». C’est-à-dire des personnes qui sont acculées au surendettement par leur situation professionnelle ou personnelle : maladie, veuvage, perte d’emploi, situation de mono-parentalité doublée de revenus insuffisants (moins de 1500 euros par mois.
Principale cause de surendettement pour ces catégories : les charges fixes (loyer, électricité, chauffage) et les emprunts renouvelables à taux élevé contractés dans l’urgence pour « boucher » les trous comme on peut.
Reste qu’on note que dans plus d’un quart des dossiers, les débiteurs déclarent des revenus supérieurs à 1500 euros et inférieurs ou égaux à 3 050 euros, donc sortent du schéma précédent.
Quelle conclusion en tirer ?
Principalement que le surendettement n’est pas, comme on le croit trop souvent, une réalité marginale.
Avant d’en arriver à des procédures administratives toujours pénibles et culpabilisantes, des solutions existent. Consultez votre spécialiste du rachat de crédit. Il est prêt à vous accordez l’écoute et le conseil que vous méritez.
Sur le surendettement :
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Enquête Typo2007 sur le surendettement
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Sur les incidents de crédit