Le Mag Préféo, le magazine qui vous informe et vous aide à faire avancer vos projets, a choisi cette fois de braquer le projecteur sur les dernières tendances du marché du crédit à la consommation (crédit revolving) et du crédit immobilier ( crédits à long terme, hausse des taux).

Sans négliger de vous tenir au courant de ce qui touche à l'évolution de la consommation des ménages, à la protection de vos biens ou aux travaux d'économie d'énergie éligibles au crédit d'impôts.

Avec Le Mag Préféo, vous restez au plus près de l'actualité des questions financières et du monde du crédit.

Avec Préféo, la solution à vos envies et à vos besoins n'est jamais loin pour donner du tonus à votre budget et sécuriser votre avenir.

Crédit revolving : les limites de la facilité

Appelé prêt revolving, ou crédit renouvelable, ou crédit permanent, ou encore crédit reconstituable, le crédit revolving, souvent couplé aux cartes de fidélité des grandes enseignes commerciales, est un système de paiement qui répond de manière très souple aux besoins des consommateurs.

Adopté par un nombre croissant de foyers, le crédit revolving, par sa facilité même, présente cependant quelques dangers pour qui se laisse aller à oublier le montant forcément limité de son budget. Eclairage sur les avantages et les inconvénients d'un système de financement performant. Et sur les moyens de se sortir d'un mauvais pas si l'on a cédé à trop de tentations. Le principe du crédit revolving est simple : un organisme bancaire ou financier met à la disposition d'un emprunteur une réserve d'argent d'un montant convenu, réserve dans laquelle celui-ci va pouvoir puiser à son gré. A mesure que les remboursements interviennent, l'organisme prêteur re-approvisionne la réserve à hauteur de son niveau d'origine. Les intérêts courent sur les sommes engagées. Le montant de la réserve disponible est fixé avec l'organisme financier dès la souscription du crédit revolving ; il peut varier, mais ne peut en aucun cas dépasser un montant plafond. La reconstitution de la réserve, à mesure des remboursements, permet à l'emprunteur de faire face à de nouveaux achats.

Le déblocage des fonds est particulièrement aisé. Il se fait soit directement à partir de votre compte bancaire, dans le cas où le crédit est constitué par chèque ou virement bancaire, soit à l'aide d'une carte spécifique de crédit. Dans ce second cas, vous pouvez avoir affaire à 3 types de cartes:- des cartes dites privatives, parce qu'elles sont proposées par une seule enseigne et utilisables dans les seuls établissements de son réseau de vente ; - des cartes multi-enseignes proposées un ensemble d'enseignes commerciales signataires d'un partenariat avec un établissement financier et utilisables dans tous les magasins concernés ;- des cartes équivalant à des cartes bancaires classiques liées à des réseaux tels que Visa, Mastercard ou encore CB.

L'encadrement de ce système de crédit renouvelable est assez strict. Ainsi, le niveau de crédit que vous pouvez obtenir avec un prêt revolving n'est pas libre ; il est en principe déterminé en fonction de vos revenus mais également du montant de vos autres crédits en cours. En moyenne, les prêts revolving correspondent à une réserve d'argent équivalant à deux ou trois fois le revenu net mensuel.

La législation relative au crédit revolving comporte des dispositions protectrices du consommateur. L'offre de prêt doit explicitement indiquer le montant maximal du crédit et son coùt total ; elle doit aussi informer clairement des conditions et du coùt de l'assurance optionnelle.L'emprunteur dispose d'ailleurs d'un délai de réflexion de quinze jours à dater de l'offre, délai durant lequel il va pouvoir étudier en détail le contrat. A partir de la signature du contrat de prêt revolving, il dispose encore d'un délai de sept jours, durant lequel il peut à tout moment se rétracter.Contracté pour une durée de 1 an, le crédit revoving peut être reconduit chaque année, mais à tout moment, vous avez le droit de demander une réduction de votre réserve d'argent, de suspendre le crédit voire de résilier le contrat ; la résiliation exigeant naturellement le remboursement immédiat et intégral des sommes prêtées et des intérêts. De plus, à la date anniversaire de souscription du crédit revolving, vous pouvez demander la transformation de celui-ci en crédit classique, la réserve n'étant alors plus re-approvisionnée. Utilisé de manière réfléchie, c'est-à-dire en fonction de votre capacité à rembourser les sommes puisées dans la réserve du crédit donc de votre budget, le prêt revolving est un moyen de financement attractif auquel un nombre croissant de consommateurs ont recours dans de bonnes conditions. Il convient d'insister cependant sur le fait qu'aucune législation ne peut protéger le consommateur contre lui-même et que la facilité d'obtention de ce type de crédit, fondée sur la sincérité des déclarations concernant revenus et endettement, conduit parfois à des cascades de crédits dont le montant total excède les possibilités de remboursement des emprunteurs.

C'est en pensant à ceux qui se seraient mis dans cette mauvaise posture que Préféo a prévu la possibilité d'inclure les crédits renouvelables dans le mécanisme de rachat de crédits.

Crédits immobiliers : vers le long terme ?

Le renchérissement des biens immobiliers d'une part, d'autre part l'arrivée sur le marché de l'accession de consommateurs dépourvus de capital personnel conduisent les établissements bancaires et financiers à proposer des prêts à très long terme.

Même en tenant compte du réajustement en cours après des hausses sans doute excessives ( 140 % en dix ans), le marché de l'immobilier neuf et ancien reste placé sous le signe de la cherté. Devenir propriétaire d'un bien immobilier, ou acheter plus grand et mieux, ce rêve d'une énorme majorité de Français, ne se dément pourtant pas, les acheteurs potentiels se classant désormais en deux catégories face au crédit.

Ceux qui s'en tiennent au crédit à moyen terme sur quinze ans, soit qu'ils financent pour partie leur acquisition par la vente d'un bien immobilier ou par une épargne préalable, soit que, ne disposant d'aucun apport, ils n'envisagent pas de s'endetter « pour la vie », et d'autant moins que les taux d'intérêt sont plus doux pour les crédits à court et moyen terme. Dans les deux cas, on constate que le bien immobilier acheté est souvent d'un standing inférieur ( superficie, localisation, etc.) à celui qu'ils auraient pu acheter il y a quelques années. Un sacrifice à faire, en quelque sorte, pour se libérer plus vite de sa dette tout en se constituant un capital dans la pierre.

D'autres qui n'hésitent plus à s'engager pour 25, 30 ans ou plus, afin de ne pas dépasser les taux d'endettement maximal admis par les banques, soit que, ne disposant d'aucun apport, ils empruntent une somme couvrant 100 % du bien acheté, voire 110 % dans certains cas, soit parce qu'ils visent beaucoup plus haut que leur apport personnel. Courant dans les pays anglo-saxons, le recours au crédit immobilier "très longue durée" tend à se développer dans l'hexagone où il était quasi inexistant encore récemment. En dépit de la prise de risques accrue inhérente à la durée : chômage, baisse de revenus, "accident de la vie", fluctuations du marché immobilier, cette solution fait de plus en plus d'émules chez les acheteurs.

Une récente étude commentée par Le Figaro économie du 21 juin faisait apparaître que si le nombre de propriétaires avait triplé en France entre 1954 et 2006, le taux d'accession prévu à l'horizon 2012 reviendrait à son niveau de 1990. Ce qui ne laisse pas présager un effondrement du marché, mais plutôt un durcissement des conditions (rapport revenus / prix) d'accession à la propriété. De quoi encourager cette tendance naissante à la souscription de prêts à long terme ? Pas si sùr, car d'après les informations les plus récentes la part des prêts immobiliers à trente ans a baissé dans les derniers mois de 3 % : 15,9 % contre 18,9 %.