Pour mémoire, il existe trois grands types de crédit à la consommation.
- Le prêt personnel : attribué par les banques, il permet de financer toutes sortes d’acquisitions. D’un montant maximum aujourd’hui de 21 500 €, il est remboursable selon une durée et un taux fixés à la souscription. ( fourchette de 4 % à 10%)
- Le prêt affecté : ce mode de crédit est associé à un bien précis auquel il est attaché au moment de l’achat.
- Le crédit renouvelable : appelé aussi réserve d’argent ou crédit revolving, il s’agit d’une somme utilisable intégralement ou partiellement qui se reconstitue en fonction du capital remboursé, contre un intérêt allant de 13% à 20 %.
C’est ce dernier type de crédit qui est dans le collimateur des associations de consommateurs. Il est accusé de plomber le revenu des ménages modestes, du fait de taux très élevés qui continue de courir sur un capital amorti très lentement, voir jamais en cas de réutilisation régulière. Il présente aussi plusieurs inconnues (taux révisables, durée variable...) et entre dans la majorité des cas d’endettement excessif. Alors même que la formule est proposée en priorité aux emprunteurs sur les lieux de vente (associée souvent à une offre promotionnelle et une carte de fidélité) et par les établissements de crédit, sans vérification de la solvabilité des clients.
En l’état, le projet de loi devrait comporter quelques mesures phares : une obligation d’information à destination des emprunteurs et de consultation du fichier des incidents de paiement (FICP) ; un cadre réglementé de la publicité sur le crédit ; délai de réflexion et rétractation doublé. Reste sur la sellette la possibilité d’un rééquilibrage des taux entre prêt personnel et crédit renouvelable, d’un découplage du crédit revolving des cartes de fidélité, la constitution d’un fichier recensant le cumul des emprunts du foyer... Nous reviendrons le mois prochain sur les dispositions finales proposées au vote de l’Assemblée Nationale où le débat ne manquera pas de se poursuivre entre deux nécessités : protéger le consommateur sans freiner la consommation et la distribution du crédit.
A lire : http://www.lesechos.fr/patrimoine/banque/300337176.htm?xtor=EPR-1003









