G20 : premier bilan
Parmi les principales dispositions prises à l’issue du sommet mondial du jeudi 2 avril, notons l’injection dans l’économie mondiale de 745 milliards d’euros. Une somme astronomique qui n’a pas de précédent dans le traitement d’une crise internationale. C’est le FMI qui sort le plus renforcé de cette rencontre entre les pays développés et émergents, représentant 80% de la richesse mondiale. Le rôle du FMI est confirmé dans la coordination de la relance internationale et le soutien aux économies les plus fragiles. Ses moyens financiers vont quant à eux tripler. À retenir également, la fin annoncée du « secret bancaire » et dans la foulée la publication par l’OCDE des paradis fiscaux qui ne sont pas en conformité avec les règles mondiales d’échange d’informations fiscales. Andorre et Monaco se retrouvent sur la « liste grise » en ayant signé à ce jour moins de 12 accords en conformité avec les standards internationaux. Le Costa Rica, la Malaisie, les Philippines et l’Uruguay sont les quatre États épinglés quant eux sur la « liste noire ». Enfin, un Conseil de Stabilité Financière, élargi au pays du G20, remplace l’ancien Forum de Stabilité Financière. Il a mission de surveiller les errements financiers et de prévenir une nouvelle crise.
Un sondage réalisé après le sommet indiquait que pour 53 % des Français les mesures étaient concrètes mais que pour 68 % d’entre eux elles restaient insuffisantes. Les chefs d’État vont maintenant devoir faire preuve de pédagogie pour ramener la confiance dans l’opinion, mais surtout traduire rapidement dans les faits les engagements pris.
Livret A : une nouvelle baisse en juin ?
47 millions de Français détiennent un Livret A dont le taux de rémunération était encore de 4% à l’été dernier. En février il a été ramené à 2,5 %, soit ½ point au-dessus de l’ajustement automatique qui aurait dû lui être appliqué. En effet, le taux du Livret A fait l’objet d’une savante arithmétique entre le taux EURIBOR* à 3 mois, l’EONIA* et l’inflation, dans les limite de 1,5 points à la hausse ou à la baisse ! Le gouverneur de la Banque de France préconise pour sa par une révision au 1er mai prochain. Au secrétariat général de l’Élysée, on évoque plutôt le mois de juin. Sans préciser l’ampleur de la baisse.
*EURIBOR (Euro Interbank Offered Rate) : taux interbancaire pour la rémunération des dépôts.
*EONIA (Euro OverNight Index Average) : taux moyen des transactions de prêts non garantis effectuées au jour le jour entre les banques.
Internet Mobile : gare à la facture !
Les plaintes de consommateurs se multiplient auprès des opérateurs alors même que ce secteur connaît une envolée spectaculaire dans le sillage de l’IPhone. Difficile en effet de s’y retrouver dans une jungle d’offres tarifaires où « l’illimité » est une notion à contours variables.
Les surprises les plus désagréables sont venues du visionnage de la télévision sur les smartphones et des communications depuis l’étranger, avec des factures qui explosent et des utilisateurs qui tombent des nues. Luc Châtel, secrétaire d’Etat à l’industrie, a décidé de tirer la sonnette d’alarme et demandé aux principaux opérateurs de télécommunications de mettre en place des « dispositifs d’alerte et de blocage de la facturation dès lors qu’un montant critique de dépense d’Internet mobile est dépassé ». Des opérateurs qui affirment pratiquer la bienveillance en cas de dépassement de forfait quand la bonne foi du client n’est pas en doute, mais qui devront trouver rapidement des solutions pour clarifier leurs offres et apporter une information transparente avant la vente d’un contrat.