Baisse sur le marché du neuf et de l'ancien, raréfaction du crédit, ralentissement de la construction, l'année 2008 s'est achevée sur une avalanche de mauvaises nouvelles et certains prévisionnistes n'hésitent pas à annoncer des jours à venir plus sombres encore pour le logement. Sans vouloir prédire de quoi demain sera fait, peut-être est-il bon, avant de se laisser aller au catastrophisme ambiant, de faire, à l'entrée de 2009 un bilan d'une année moins calamiteuse qu'on ne le dit parfois.
À noter d'abord que la baisse des prix de l'immobilier en 2008 intervient après une longue période de hausse, de 2004 à 2007, au terme de laquelle les prix avaient atteint des niveaux historiques. Pour autant, peut-on se contenter de parler d'un simple assagissement du marché ?
La Fédération nationale de l'immobilier (FNAIM) relevait à l'automne que le prix des logements anciens en France avaient baissé de 2,9% au troisième trimestre 2008, mais qualifiait ce recul apparemment modéré de « rupture de tendance…brutale », cette baisse concernant surtout les prix des maisons (-5,9% au 3e trimestre par rapport à 2007), les appartements résistant mieux (+0,7%). Depuis la tendance à la baisse s'est confirmée, et certains agents immobiliers n'hésitent à prédire - 20 % de baisse en moyenne.
Plus prudents, les notaires de France relevaient en novembre que si le volume des transactions était en recul de 25 %, ils n'avaient pas constaté sur les trois premiers trimestres de baisse significative des prix. Et ils ajoutaient ne pas en attendre une en 2009.
De fait, il semble bien que les vendeurs résistent à la tendance baissière et campent sur leurs positions, ignorant l'adage selon lequel « on vend au prix du marché pour racheter au prix du marché. »
Mais, glissade des prix ou pas, tout le monde convient que l'élément déterminant reste la raréfaction du financement, les banques ayant fermé le robinet du crédit. Prêts relais de plus en plus difficilement accordés, limitation du taux








