Page 1 Page 2
Les dernières déclarations de la ministre de l’Économie ne poussent pas à l’optimisme : crise mondiale en plein déroulement, incertitude des marchés, chômage en augmentation, et pas d’embellie à espérer à court terme.

De quoi sombrer dans la déprime si l’on perdait de vue que l’État s’implique de toute sa puissance dans la sauvegarde des secteurs bancaires et productifs, que les bases de l’économie française sont plus solides que bien d’autres et qu’il n’y a pas de crise sans issue.

En attendant les jours meilleurs qui ne manqueront pas d’arriver, c’est donc le moment de s’organiser pour traverser au mieux les turbulences. Réduire la voilure par gros temps est une bonne précaution : des traites surdimensionnées doivent et peuvent être recalculées. Et mieux vaut oublier pour l’instant ces emprunts coup de cœur, hier possibles, mais qui aujourd’hui chargeraient trop la barque.

Pour autant, on gardera l’œil sur les coins de ciel bleu. Et il y en a : la prime à la casse fait baisser de 20 à 30% le coût d’un véhicule neuf, le prêt à taux zéro pour les travaux d’isolation, très attendu, est enfin au point, à hauteur de 20 000 euros, et tandis que se profilent à l’horizon réductions ou exemptions d’impôts, que les taux directeurs du crédit s’orientent à la baisse, des modes de consommation plus économes se répandent. Alors attention ! prudence n’est pas synonyme d’inaction et de passivité. Paradoxe : la crise actuelle pourrait bien avoir des effets bénéfiques en faisant de nous, notamment des juniors, des consommateurs plus avisés et plus attentifs à leur intérêt.

Fidèle à sa philosophie résolument positive, le Mag fait le tour des opportunités qui s’offrent à vous pour négocier au mieux des temps difficiles et vous projeter dès aujourd’hui dans des jours meilleurs.


Endettement : maîtriser les crédits !

D’après les chiffres de la Banque de France, l’année 2006 marquait un record, celui de l’endettement des ménages français : 52 %.

Chiffre en forte augmentation par rapport aux années précédentes. Cette tendance, liée essentiellement à l’achat de la résidence principale par les moins de 30 ans, n’a pas été enrayée par les prémices de la crise des subprimes, puisqu’elle s’est poursuivie depuis au rythme de 5 % l’an. On note par ailleurs que les plus de 65 ans ont été, dans les mêmes années, de plus en plus nombreux à recourir à des crédits consommation, crédits revolving et crédits par cartes d’enseignes commerciales.

Si le taux d’endettement des Français est nettement moins élevé que celui de leurs voisins anglo-saxons et nordiques, si le nombre des crédits à la consommation est aujourd’hui en diminution, il n’en reste pas moins qu’en période de vaches maigres côté revenus, les dettes contractées hier en des temps meilleurs pèsent d’un poids très lourd sur le budget mensuel.

Dans ces conditions, il n’est peut-être pas inutile de rappeler, aux nouveaux contractants comme aux anciens, la règle de base selon laquelle il convient de ne pas dépasser en remboursements, tous crédits confondus, la limite d’un tiers des revenus mensuels disponibles.

Au cas où cette règle de précaution n’aurait pas été respectée, il est aussi de bonne gestion de faire étudier par un organisme financier unique et spécialisé un dossier de rachat et de rééchelonnement des crédits.

Un seul taux d’intérêt, des mensualités compatibles avec les rentrées d’argent et les charges courantes, voilà qui permet de dormir tranquille en fin de mois.

La hantise du surendettement - surendettement qui touche un nombre certes significatif mais limité de ménages - ne doit pas être la seule motivation pour la maîtrise des dettes. L’allongement de la durée de vie ouvre des perspectives raisonnables à une consommation à crédit maîtrisée, tenant compte de cette nouvelle donnée.

Même en période de crise, le crédit reste la solution. À condition toutefois de ne pas se disperser, de rechercher

Changer de véhicule : c’est l’occasion ?

1 000 Euros de prime dite « à la casse », 700 Euros de prime à la voiture verte ; ces mesures incitatives à l’achat de véhicules neufs se traduisent par une économie substantielle pour le consommateur sur le prix de départ.

Économie à quoi s’ajoute éventuellement, à l’issue de la négociation qu’il ne faut pas manquer d’avoir avec des vendeurs encombrés par leur stock, le cadeau de la carte grise.

Un bémol cependant : les petits modèles disponibles immédiatement se font aujourd’hui rares et il est courant de s’entendre dire que la livraison du véhicule ne pourra avoir lieu qu’à l’été, voire à la rentrée. Explication avancée : sitôt annoncées, les mesures d’encouragement ont dopé les ventes et ces modèles, qui ont désormais la préférence d’un tiers des automobilistes, se sont vendus comme des petits pains.

L’acheteur est donc placé de plus en plus souvent devant un choix difficile : attendre que le petit modèle de son choix soit disponible - et éventuellement faire passer son véhicule actuel au contrôle technique avec les frais de réparation afférents -, ou monter dans la gamme et acquérir un modèle plus coûteux à l’achat et plus gourmand en carburant.

Dans ces conditions, l’occasion à faible kilométrage peut être la solution. Sur ce marché plus que morose, les bonnes affaires ne manquent pas. Renoncer aux primes sur le neuf, mais faire tomber le prix d’une bonne occasion, n’est peut-être pas un mauvais calcul.

À vous de voir. Et de négocier aussi le taux de crédit si vous recourez à un organisme prêteur. Là encore, il y a des marges sérieuses à négocier.

Diagnostics immobiliers : ce qu’il faut savoir.

Les diagnostics immobiliers obligatoires, à faire réaliser par des spécialistes agréés, sont au nombre de sept. À la charge du vendeur d’une maison ou d’un appartement, ils doivent être annexés à la promesse de vente.

Mais attention ! L’obligation n’est pas générale.

- Le diagnostic plomb (valable un an) concerne les immeubles et habitations construits avant le 1er janvier 1949.

- Le diagnostic amiante les constructions pour lesquelles le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997.

- Le diagnostic électrique (sécurité de l’installation) les habitations de plus de quinze ans.

- Le diagnostic termites (valable trois mois) est limité aux départements où la présence de l’insecte a été déclarée par la préfecture.

- Le diagnostic risques naturels et technologiques aux zones où l’existence de tels risques est déclarée par les autorités.

- Le diagnostic gaz ne concerne que les constructions utilisant…le gaz.

- Le diagnostic de performance énergétique est lui, en revanche, obligatoire pour tout immeuble ou maison particulière.

À savoir :

- les écarts de tarifs entre entreprises peuvent être importants, le prix plancher pour l’ensemble des diagnostics tournant autour de 300 Euros.

- l’obligation de faire réaliser tel ou tel diagnostic n’implique aucune obligation de travaux ; mais d’après les spécialistes de l’immobilier, la qualité attestée de l’isolation thermique est un élément de plus en plus souvent décisif pour la vente d’un bien.